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Director(s):
NABAT (Agnès), CUVILLIER (LAURENCE), RONDELEUX (Mehdi), MALKA (Yohan)
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Producer(s):
TOGETHER MEDIA, ARTE GEIE
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Territories:
Worldwide.
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Production year:
2026
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Language(s):
German, English, French
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Rights:
TV, DVD, NON-THEATRICAL, INTERNET, VOD
Depuis son arrivée au pouvoir il y un an, Donald Trump a expulsé plus de 100 000 Mexicains et continue de terroriser les migrants avec ou sans papiers qui travaillent aux Etats-Unis. Sa politique migratoire a aussi un impact économique sur les nombreux villages mexicains qui dépendent de l’argent envoyé par les travailleurs immigrés.
C’est le cas de San Juan Mixtepec, dans l’Etat de Oaxaca, où 90% de la population émigre aux Etats-Unis pour travailler au moins une fois dans sa vie.
Depuis des décennies, les migrants mexicains installés aux États-Unis font vivre leur pays à distance. Chaque mois, leurs familles attendent le dépôt d’argent, ces “remesas” qui financent les maisons, alimentent les commerces et toute l'économie locale. Pour des millions de Mexicains, ces dollars venus du Nord sont bien plus qu’une aide : ils sont un moteur de développement, un souffle de modernité qui permet de rompre le cycle infernal de la pauvreté.
Mais en 2025, cette dynamique s’effondre. Sous la présidence de Donald Trump, le durcissement migratoire, les expulsions massives et les projets de taxe sur les envois d’argent font chuter ces remesas.
Dans le Oaxaca, l’un des États mexicain les plus pauvres et les plus dépendants de ces transferts (on estime que 10% de son PIB vient des remesas), le coup est rude. Il l’est encore plus à San Juan Mixtepec, un village isolé de 6000 habitants, où les rares débouchés professionnels - le travail des champs et la construction - ne permettent que de gagner sa vie chichement. A San Juan Mixtepec, 90% de la population part au moins une fois dans sa vie travailler aux Etats-Unis, dans le but d’envoyer de l’argent à sa famille ou d’économiser pour revenir construire sa maison au village.